More than Jasmineأكثر من ثورة ياسمين


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My word is Free/ Ma parole est Libre/كلمتي حرة
Amel Mathlouthi : Tunisian Singer
Jan 14th 2011 : A revolution was born

I am those who are free and never fear, I am the secrets that will never die, I am the voice of those who would not give in, I am the meaning amid the chaos, I am the right of the oppressed, That is sold by these dogs, Who rob the people of their daily bread, And slam the door in the face of ideas, I am those who are free and never fear,  I am the secrets that will never die, I am the voice of those who would not give in, I am free And my word is free,  I am free and my word is free, Don’t forget the price of bread, And don’t forget the cause of our misery, And don’t forget who betrayed us in our time of need, I am those who are free and never fear, I am the secrets that will never die, I am the voice of those who would not give in, I am the secret of the red rose, Who color the years loved, Whose scent the rivers buried, And who sprouted as fire, Calling those who are free, I am a star shining in the darkness, I am a thorn in the throat of the oppressor, I am a wind touched by fire, I am the soul of those who are not forgotton, I am the voice of those who have not died, I make clay out of steel, And build with it new a new love, That become birds, That become homes, That become wind and rain, I am all the free people of the world put together, I am like a bullet, I am all the free people of the world put together, I am like a bullet.

أنا أحرار ما يخافوش، أنا أسرار ما يموتوش، أنا صوت إل ما رضخوش، أنا في وسط الفوضى معنى، أنا حق المظلومين، يبيعو فيه ال ناس كلاب، الّي تنهب في قمح الدار، وتسكّر في البيبان قدام وهج الأفكار، أنا أحرار ما يخافوش، أنا أسرار ما يموتوش، أنا صوت إل ما رضخوش، أنا حر وكلمتي حرة، أنا حر وكلمتي حرة، ما تنساش حق الخبزة، وما تنساش زارع الغصة، وما تنساش خاين الويل، أنا أحرار ما يخافوش، أنا أسرار ما يموتوش، أنا صوت إل ما رضخوش، أنا  الوردة الحمراء، الّي عشقوا حمرتها سنين، الّي دفنوا ريحتها نهار، وخرجت بلحافها النار، تنادي عالأحرار، أنا وسط الظلمة نجمة، أنا في حلق الظالم شوكة، أنا ريح لسعتها النار، أنا روح إل ما نسيوش، أنا صوت إل ما ماتوش، نصنع مالحديد صلصال، ونبني بيه عشقة جديدة، تولّي أطيار، وتولّي ديار، وتولّي نسمة وأمطار، أنا أحرار الدنيا واحد، أنا واحد من كرتوش، أنا أحرار الدنيا واحد، أنا واحد من كرتوش- (خرطوش)

La première révolution du XXIeme siècle

Publié le 20 janvier 2011 par Patrick Le Hyaric

La première révolution de ce XXIème siècle est en cours. Elle a lieu tout près de chez nous, dans un pays aux multiples liens avec le nôtre. L’acteur en est une jeunesse et un peuple admirables, beaux, sages, cultivés, au pays du jasmin. Saluons encore une fois le courage, la force et la détermination du peuple tunisien uni qui, en vingt-trois jours, a mis fin à vingt-trois ans de dictature d’un autocrate corrompu. Nous présentons nos condoléances aux familles qui malheureusement ont perdu l’un des leurs sous les balles de Ben Ali.

Ce peuple sous surveillance et encagé réclamait « liberté, travail, dignité ». Au manque de liberté s’ajoutaient désormais les ravages de la crise du capitalisme mondialisé dont les travailleurs tunisiens sont devenus des fantassins de premiers rangs sous couvert de la théorie en vogue de la « baisse du coût du travail » et de l’efficacité de la « concurrence ».

Ainsi l’étincelle a été allumée avec l’immolation par le feu d’un jeune homme de 26 ans, humilié comme tous les autres, bardé de diplômes mais jeté dans l’impasse du chômage. Ce mouvement est venu des profondeurs d’une société qui ne supportait plus d’étouffer pendant que la famille de la caste au pouvoir régentait leur vie et s’accaparait les richesses du pays. Le mouvement social est vite devenu un mouvement populaire et politique. La révolution du jasmin est d’une grande portée mondiale.

Les tunisiens viennent de démonter que les puissants assis sur des trônes, même soutenus par ce que l’on appelle « la communauté internationale », peuvent avoir la solidité d’un château de cartes quand, dans l’unité, le peuple prend son destin en mains. Il en est toujours ainsi. Dès lors qu’un peuple prend conscience de sa force, de ses intérêts communs, rien ne peut lui résister. Dès lors que prime le rassemblement dans la diversité, l’unité populaire, il devient plus fort que la minorité qui l’exploite, le spolie et l’humilie

Le mouvement général de l’humanité est de ce côté. Il condamne à plus ou moins brève échéance tous les autocrates, tous les despotes, tous les menteurs, tous les corrupteurs et corrompus, toutes les oligarchies de la terre. Même en utilisant la tactique de la reculade pour tenter de calmer la colère des tunisiens, le dictateur Ben Ali a produit l’effet inverse car trop de mensonges font qu’un jour la parole d’un président ne vaut plus rien. De ses châteaux, il ne croyait pas que la revendication en apparence sociale était avant tout la demande que « Ben Ali dégage ». La demande d’un changement de pouvoir, de politique, de régime. La demande irrépressible de démocratie et de justice. Deux aspirations universelles qui parcourent en ce moment même la planète au cœur de la crise du capitalisme mondialisé. C’est aussi la première révolution mûrie dans une combinaison de la rue et de l’internet, dans le partage d’informations, de sentiments, d’analyses, l’organisation de rassemblements. Ceux qui, comme le gouvernement français et les autorités européennes, ont soutenu Ben Ali jusqu’à la dernière minute, auront une nouvelle fois démontré à quel point ils sont éloignés des réalités, insensibles aux battements de cœur des sociétés et des peuples.

Il y a à peine huit jours, un ministre français déclarait que « le président Ben Ali était souvent mal jugé ». Un autre osait cette analyse affirmant : « dire que la Tunisie est une dictature univoque comme on le fait souvent, me semble tout à fait exagéré ». La ministre des affaires étrangères proposait solennellement, devant l’Assemblée nationale, de fournir des CRS, des militaires et des balles aux policiers et aux fusils de Ben Ali pour tirer sur d’innocentes victimes afin de protéger le tyran au pouvoir. Quelle morgue ! Quelle souillure supplémentaire sur la patrie des droits de l’homme, par des dirigeants complices. Honte à eux !

Il se dit désormais que les autorités françaises, président de la République en tête, étaient mal renseignées sur la situation à Tunis. Qu’on leur offre vite une radio ! A partir de là, il se dit aussi qu’ils n’auraient fait que des erreurs d’appréciation. Des erreurs que très peu  de nos concitoyens ont commises. Non, ce ne sont pas des erreurs ! Il s’agit de leurs choix fondamentaux, de leur politique. Comment ? Au gouvernement français on n’a pas eu accès aux révélations de Wikileaks qui circulaient sur les sites internet jusqu’au tréfonds des campagnes tunisiennes ? Celles-ci reprenaient les télégrammes de l’ambassadeur des Etats-Unis confirmant l’accaparement de tous les biens d’Etat par la famille. Et ils ont été complices jusqu’à la dernière minute. Voilà qui en rajoute encore sur la nature de ce pouvoir sarkozyste se situant à l’opposé des aspirations populaires ici et de par le monde.

L’argument selon lequel Ben Ali était un rempart contre l’islamisme peut être aisément retourné en son contraire. Ce sont les privations de liberté, la pauvreté, la corruption des élites au pouvoir qui, partout, nourrissent  le bouillant terreau sur lequel prospère un islamisme politique fanatisé qui maintient les peuples en état de soumission, de domination. Des dictatures en remplacent d’autres, dès lors qu’on ne permet pas aux citoyens de choisir et de décider par eux-mêmes. En ce sens, nous avons à soutenir ardemment une transition réellement démocratique pour la naissance d’une nouvelle Tunisie. Les autorités transitoires l’ont promis. Mais rien n’est joué d’avance. Le chaos organisé, la terreur semée par des bandes liées à la dictature ont pour objectif de semer l’anarchie et la pagaille afin de discréditer la révolution en cours. De multiples pièges, de multiples manœuvres peuvent être encore à l’œuvre pour détourner, confisquer la révolution du jasmin. Déjà, sous diverses formes, sous couvert de démocratie, de belles âmes, souvent d’ailleurs celles qui ont soutenu Ben Ali ou qui se sont tues, prodiguent moult conseils qui au fond visent à leur demander de copier nos « démocraties »… qui elles aussi sont à bout de souffle. On ne sortira pas de ce régime avec les anciens amis et alliés de Ben Ali. La conservation de l’architecture de la dictature ne permettra pas la démocratie. Que les chancelleries française, nord-américaine, européenne, cessent leur pression pour choisir à la place du peuple des candidats jugés présentables pour une sortie « tranquille de la crise », comme le dit un diplomate américain en poste à Tunis. A mon sens, c’est aux forces démocratiques, politiques, syndicales tunisiennes de dialoguer et de s’entendre en refusant toute pression extérieure. Un processus annoncé visant à mettre en place une assemblée constituante à partir de la représentation de toutes les forces démocratiques, sociales, associatives, culturelles tunisiennes afin d’élaborer une nouvelle constitution, garantissant la liberté d’expression, des associations, de la presse, des élections libres, des institutions nouvelles, serait sans doute le plus efficace.

Les enjeux sont considérables pour les forces du capital international, les puissances nord-américaines et européennes. Une fois de plus le projet Union pour la Méditerranée, voulu par le Président de la République, ne répond à aucune des demandes et des besoins des peuples des deux rives de la Méditerranée. Le mode de relations  instauré par l’Union européenne, celui d’accords de libres-échanges, mettant les jeunesses, les salariés dans une concurrence antihumaniste, antisociale, est partout de plus en plus antidémocratique, là-bas et ici. En filigrane, la révolution tunisienne met en cause ce mode de relations, fait de domination au seul service des transnationales capitalistes à base européenne ou américaine. L’Union européenne doit choisir une véritable coopération avec tous les peuples du Maghreb au lieu de la guerre économique

Le peuple tunisien a peut être déclenché un mouvement plus large parce que la situation qui lui a été faite n’est pas isolée. D’Algérie, de Jordanie, du Maroc, d’Egypte, de Gaza, de la Mauritanie, une lame de fond parcourt la jeunesse et les peuples. La révolution tunisienne ouvre peut être une ère nouvelle pour les peuples du Maghreb et du proche  orient. Mais, ici aussi des étudiants anglais aux ouvriers roumains, des populations grecques, espagnoles, portugaises au récent combat français contre l’abrogation de la retraite à 60 ans et contre l’injustice, des mouvements sociaux et populaires se cherchent. Leur point commun : le refus de payer la crise générée par le capitalisme qui provoque cherté de la vie à cause de la spéculation mondiale effrénée sur les matières premières agricoles et énergétiques, la privatisation des économies pour des castes et les rapaces des marchés financiers, l’avenir bouché aux jeunesses ici comme là-bas. L’utilisation des réseaux internet est la grande nouveauté qui accélère encore les mouvements pour s’informer, se connaître, dialoguer, pour relater l’inacceptable.

L’autre point commun qui peut relier, solidariser tous les peuples et les jeunesses de la planète est le début de conscience que le modèle actuel de développement capitaliste ne peut répondre aux attentes populaires nulle part. Partout, le régime d’austérité pour le monde du travail et de la création appliqué par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale devient insupportable.

Créer cette division internationale du travail en profitant là-bas des salaires bas en concurrence avec les rémunérations meilleures de certains pays d’Europe, dégrade la vie de toutes et tous, où qu’on se trouve dans le monde. La monoproduction dans les pays du Maghreb ou en Asie pour l’exportation tue le travail ici, surexploite le travail là-bas, rend les économies totalement dépendantes du marché capitaliste mondial en place. Les économies là-bas en sous-développement poussent à une sorte de tiers-mondisation de la situation de nos populations.

Ces régions sont dirigées par des régimes autocratiques, autoritaires, directement liés aux centres du capitalisme mondial, aligné en permanence sur la politique nord-américaine, alors que l’Europe, qui vient d’intégrer l’Otan, poussant ainsi à des régimes plus autoritaires, plus militarisés.

Avec des situations différentes, l’irrépressible aspiration à la justice, à la démocratie commence à mettre les peuples en mouvement. C’est l’analyse que fait le gratin mondial des affaires et leurs mandataires politiques, qui se réunit la semaine prochaine à Davos et dont l’ordre du jour est éloquent : « normes communes pour une nouvelle réalité ». En clair, comment défendre ses intérêts dans la crise quand on est riche et puissant. Dans un rapport préparatoire, il préconise l’accélération des privatisations du monde, s’inquiète de la croissance de la demande en produits de première nécessité pour lesquels ils demandent des prix libres, déterminés par le marché capitaliste, c’est-à-dire l’aggravation de la situation actuelle. Ils demandent de le faire progressivement car ils craignent « des effets sociaux négatifs », disent-ils. Les puissants de ce monde se concertent régulièrement, élaborent ensemble des solutions  pour faire perdurer leur pouvoir de domination et d’exploitation. Mais il faudra se rendre à l’évidence, les peuples sont les plus forts. Qu’ils puissent se rassembler et défricher des chemins inédits d’un changement de politique, de pouvoir et de monde. La peur des peuples, des humbles, des pauvres, peut gâcher le festin des puissants.


شريط وثائقي يتحدث عن الثورة التونسية الى حدود فرار بن علي من البلاد ويتعرض الى الاسباب العميقة التي مهدت للثورة بالاضافة الى جملة التفاعلات التي ادت اليها، اهم رموزها والقوى الفاعلة فيها
الشريط يتعرض ايضا الى دور المرحوم محمد البوعزيزي في تسطير هذه النقلة التاريخية في تاريخ تونس عبر ممارسة احتجاجية بلغت حد اضرام النار في جسده.

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